Parrain de l’Université de Dakar Cheikh Anta DIOP est né au Sénégal dans la région de Diourbel (Baol - Cayor), en 1923
Etudes primaires et secondaires
Ecole coranique à l’âge de 4-5 ans.
Etudes primaires à l’école régionale de Diourbel.
Etudes secondaires à Dakar et Saint-Louis.
Obtention des baccalauréats philosophie et de mathématiques en 1945, à Dakar.
Arrivée à paris en 1946
Etudes supérieures de sciences et de lettres au cours desquelles il reçut, en particulier, les enseignements de Gaston BACHELARD en philosophie.
Publication en 1948 de, deux articles : Etude linguistique ouolove - Origine de la langue et de la race valaf, dans la revue "Présence Africaine" d’Alioune DIOP, et Quand pourra-t-on parler d’une renaissance africaine ? dans un numéro spécial de la revue "Le Musée Vivant".Séjour au Sénégal pendant l’hivernage de l’année 1950. Il donne, à Dakar et Saint-Louis, des conférences intitulées : "Les fondements d’une civilisation africaine moderne" et "Nécessité et possibilité d’un enseignement dans la langue maternelle en Afrique". C’est au cours de ce même séjour qu’il propose avec des notables, dans une lettre adressée aux autorités de l’AOF, un plan de reboisement du pays afin de faire face au danger de la sécheresse.
De 1951 à 1953, il est le Secrétaire général de l’Association des Etudiants du RDA (AERDA), à Paris. Il pose pour la première fois en Afrique francophone, sous leurs multiples aspects, culturels économiques, sociaux, etc., les principes de l’indépendance nationale et de la constitution d’une fédération d’Etats démocratiques africains, à l’échelle continentale. Il organise, dans le cadre de l’AERDA, le premier congrès panafricain politique d’étudiants d’après-guerre, du 4 au 8 juillet 1951. La WASU (West African Student Union) participe à ce congrès. C’est en février 1952 qu’il écrit dans le bulletin mensuel de l’AERDA, "La Voix de l’Afrique noire", l’article intitulé Vers une idéologie politique africaine, puis, l’année suivante, La lutte en Afrique noire.
Parution de "Nations nègres et Culture" en 1954, aux Editions Présence Africaine créées, en 1947, par l’illustre homme de culture Alioune DIOP. Initialement, ce travail, qui démontre l’origine nègre de la civilisation de l’Egypte ancienne, était destiné à être soutenu à la Sorbonne en vue de l’obtention du doctorat d’Etat de lettres, mais aucun jury ne put être formé.
A partir de 1956, il enseigne la physique et la chimie aux lycées VOLTAIRE et Claude BERNARD, à Paris.
Par ailleurs il se spécialise en chimie et physique nucléaire au laboratoire de chimie nucléaire du Collège de France et au laboratoire CURIE.
En 1956, parait dans la revue "Présence Africaine" : Alerte sous les Tropiques, texte qui préfigure Les fondements économiques et culturels d’un État fédéral d’Afrique noire (Présence Africaine, Paris).
A Paris, en 1956, puis à Rome en 1959, il participe aux premier et second Congrès des Ecrivains et Artistes noirs. Il y apporte respectivement les deux contributions suivantes : Apports et perspectives culturels de l’Afrique et L’Unité culturelle africaine qui paraissent dans des numéros spéciaux de la revue "Présence Africaine".
Le 9 Janvier 1960, il soutient, à la Sorbonne, sa thèse de doctorat d’Etat en lettres. Elle est publiée aux Editions Présence Africaine sous les titres : L’Afrique noire précoloniale et L’Unité culturelle de l’Afrique noire. La même année, sort la première édition du livre Les fondements économiques et culturels d’un Etat fédéral d’Afrique noire.
Retour définitif au Sénégal en 1960
Il est nommé à l’IFAN où il poursuit ses recherches. Mais il faudra attendre le début des années 1980 pour qu’il puisse, enfin, dispenser aux étudiants un enseignement en sciences humaines.S’étant spécialisé en physique nucléaire des basses énergies au Centre des faibles radioactivités du CNRS de Gif-sur-Yvette, il crée, de 1963 à 1966, le laboratoire du radiocarbone à l’IFAN de Dakar, à l’époque Institut Français d’Afrique Noire dirigé par le Professeur Théodore MONOD. A l’exception de celui de la Rhodésie du Sud, c’est, alors, l’unique laboratoire de Carbone 14 existant en Afrique noire. Les résultats des datations des échantillons archéologiques sont publiés dans le Bulletin de 1’IFAN et la revue internationale Radiocarbon.
En 1966, il partage avec feu le professeur W.F.B. DUBOIS, le prix du 1er Festival des arts nègres, récompensant l’écrivain qui a exercé la plus grande influence sur la pensée nègre du XXe siècle.
Parution de "Antériorité des civilisations nègres : mythe ou vérité historique ?" en 1967 (Présence Africaine).
Parution en 1968 de l’ouvrage : Le laboratoire du radiocarbone de l’IFAN (IFAN, Dakar).
Sollicité par l’UNESCO, il devient, au début des années 1970, membre du Comité international chargé de rédiger l’histoire générale de l’Afrique. C’est dans ce cadre, qu’à son initiative, se tient au Caire, en 1974, un colloque international sur le peuplement de l’Egypte ancienne et sur le déchiffrement du méroïtique, qui réunissait les plus éminents égyptologues du monde entier ( cf. compte rendu publié par l’UNESCO et dans le volume II de l’Histoire générale de l’Afrique. Il participe également, toujours sous l’égide de l’UNESCO, à la rédaction de l’Histoire scientifique et culturelle de l’humanité.Parution, en 1974, du livre "Physique nucléaire et chronologie absolue". Il s’agit d’un ouvrage de synthèse, décrivant les diverses méthodes de datations d’échantillons archéologiques et géologiques, en particulier celles mises en œuvre dans le laboratoire qu’il a créé à Dakar.
Aux USA, le 4 avril 1975, l’association "The African Héritage Studies Association" lui décerne une plaque commémorative pour sa contribution à la préservation et au développement de la vie et du patrimoine des peuples d’origine africaine dans le monde.
1976 est aussi l’année de parution de l’ouvrage très illustré,"L’antiquité africaine par l’image" (Editons NEA-IFKN, Dakar).
Rapporteur de la Conférence régionale sur la coopération technique entre les pays africains, il effectue des missions dans différents pays africains pour le compte de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).
En septembre 1976, il participe au IXe congrès de l’Union Internationale des Sciences Préhistoriques et Protohistoriques (UISPP) qui se tient à Nice, et à l’issue duquel il est élu membre du Bureau de l’IASPP.
Parution, en 1977, du traité Parenté génétique de l’égyptien . en pharaonique et des langues négro-africaines (Editons NEA-IFAN).
1980 : Il prépare le congrès de l’Association des chercheurs du Monde noir dont il est le Président. Le 25 février, l’Université nationale du Zaïre lui décerne la médaille d’Or de la recherche scientifique africaine et le Grand Prix du Mérite scientifique africain.
Professeur à la Faculté des Lettres de l’université de Dakar, il y enseigne l’Histoire ancienne.
En 1981 parait "Civilisation ou barbarie" (Présence Africaine).
En mai- avril 1982, sur l’initiative des Editions Sankoré dirigées par le Professeur Pathé DIAGNE, est organisé à l’Université de Dakar, un symposiurn sur son œuvre, dont on trouve des comptes rendus dans le quotidien sénégalais, Le Soleil.
La même année le Grand prix Scientifique ICA (Institut Culturel Africain) lui est attribué.
En 1985, il est invité à Atlanta aux USA ; il est reçu par le maire, M. Andrew Young, et par l’association Martin Luther KING. Le 4 avril 1985 est proclamé "Dr Cheikh Anta Diop Day " (cf. Great African Thinkers : Cheikh Anta DIOP, editor Ivan VAN SERTIMA, New-York).
Du 6 au 9 janvier 1986, à Yaoundé, il participe au Colloque sur l’archéologie camérounaise. il donne, le 8 janvier, dans le palais des Congrès de la capitale camerounaise, sa dernière conférence : " Nubie, l’Egypte et l’Afrique noire ".
Cheikh Anta Diop est décédé le 7 février 1986 à Dakar. Il est inhumé à Thaïytou, son village natale (Région de Diourbel, Sénégal).
Cheikh Anta Diop a écrit de nombreux articles, participés à des colloques et donné des conférences dans divers pays d’Afrique, d’Europe et aux
USA. Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en anglais. Son dernier travail, publié aux Editions Présence Africaine, livre posthume présenté par le Professeur Théophile OBENGA, a pour titre
Nouvelles recherches sur l’égyptien ancien et les langues négro-africaines modernes.
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||